
Aujourd’hui, on avance le temps. On active le tout jusqu’à se retrouver dans les derniers mois de notre vie. On se retrouve, vieille, frippée, usée, fatiguée et... heureuse? Je l’espère bien! L’idée n’est pas de vouloir vivre comme dans le film L’étrange histoire de Benjamin Button et de vivre notre vie à l’envers, mais bien de s’inspirer de toute la sagesse de la vieillesse (ou du moins ce qu’on en dit) pour trouver des façons de mieux vivre au quotidien... maintenant!
Mélangeant cet exercice? Pas du tout. Je vous explique. On ferme les yeux et on essaie de se voir telle qu’on serait dans 40 ans. On fait abstraction des bobos, des courbatures et de la fatigue. On essaie plutôt de plonger en nous. On s’imagine avec toute la sagesse acquise au fil des années qui ont filé. Et on se pose quelques questions.
Comment se sent-on quand on a la vie – et la nôtre surtout! – derrière soi? Que ressentons-nous? De la peine ou la satisfaction d’une vie bien remplie? Des remords ou des regrets? L’impression d’avoir manqué de temps ou d’audace?
► Est-elle une personne lumineuse ou sombre? Tricote-t-elle des pantoufles pour ses petits-enfants? Est-elle généreuse? Positive? Drôle? Allumée?
► Est-ce qu’on sourit en pensant à tout ce qu’on a fait? Ou sommes-nous un peu déçue de notre parcours?
Habituellement nos réponses peuvent nous aiguiller pour opérer certains changements dès maintenant. En fait, personne ne veut se retrouver au bout de sa vie, regarder en arrière et réaliser être passé à côté de sa vie. Personne. Cette peur nous étreint parfois, mais il faut la transformer en une force qui nous motive à vivre en accord avec soi.
Un autre exercice : essayez de trouver les phrases que vous ne voudriez pas vous entendre dire dans 40 ou 50 ans (quoique 60 serait mieux!). Elles sont riches en enseignement. En effet, elles relèvent des pistes de changements à appliquer dans nos vies sans tarder. Des exemples?
«Avoir su, j’en aurais profité plus...» : C’est peut-être le temps d’arrêter de courir et d’alléger notre agenda de fou. C’est aussi signe qu’il faudrait peut-être arrêter de se prendre la tête pour des peccadilles.
«J’aimerais revoir ma vie, la relire...» : On prend le temps d’écrire un journal de temps en temps pour garder des traces de tout ce qu’on a vécu. On prend des photos, on en fait un album (minimum!) par année même si on est à l’ère numérique. Qui sait si plus tard, on aimera regarder notre vie sur un écran d’ordinateur?
«J’aurais eu le "guts" d’étudier dans tel domaine!» ou «J’aurais changé d’emploi!» : Est-ce un signe qu’on n’est pas amplement satisfaite présentement. On se pose des questions et on agit. On commence par un petit pas : on s’informe sur les possibilités qui s’offrent à nous.
Ce n’est pas capitaliser sur nos regrets, mais plutôt trouver comment agir pour vivre une vie qui est fidèle à qui on est. Une vie qui nous ressemble. Une vie qui nous satisfait... nous! Une vie qui quand on la regardera par la lorgnette de la vieillesse et de la sagesse nous fera sourire. Le type de sourire qui rallume des étincelles dans le fond des yeux.