Besoin d’espace (en soi) pour rebondir

 Besoin d’espace (en soi) pour rebondir

Un jour, ma fasciathérapeute m’a dit ces mots «Tu n’as plus de place pour laisse les choses rebondir en toi. Tu attrapes tout et ne laisse rien aller.» Ces observations ont changé ma façon d’aborder la vie… et ses obstacles.

Rebondir, c’est ne pas garder tout en nous et emmagasiner. C’est choisir ce qui nous importe vraiment et être capable de laisser aller des inquiétudes, des peurs et des émotions. Autrement, si on accumule sans cesse, on devient «pleine» ou extrêmement tendue.

Et le danger est précisément là. Si on se laisse envahir tout le temps, on en vient à ne plus jamais prendre de distance pour réfléchir.  Tout s’agglomère à nous au lieu de simplement nous «frapper» et puis passer. On n’arrive plus à se départir de certaines émotions, car on met tout dans le même paquet! En effet, quand on n’a plus d’espace en nous, tout ce qui arrive dans notre vie (Une prise de bec avec son patron, se couper avec un verre qu’on a échappé par terre, une voiture qui nous coupe à la dernière minute, une facture en retard, une amie qui nous fait faux bond pour une sortie, etc.) a la même importance. On devient vite mélangée voire même étouffée. On se sent prise au piège. Nécessairement, on perd notre discernement et notre capacité à lâcher prise sur certains trucs.

Il est normal de se sentir blessée ou être fâchée si notre patron nous reprend vertement dans une réunion. Mais on devrait pouvoir mettre les choses en perspective. On devrait arriver à faire la part des choses. D’abord, reconnaître nos torts. Peut-être n’avons-nous pas travaillé aussi fort dans ce projet et que nos résultats ne sont pas aussi spectaculaires que la dernière fois. On arrive aussi à trouver les causes et même faire notre mea culpa. Mais ensuite, on doit être capable de se dire que cet événement n’entache pas tout ce qu’on est. Quand on n’a plus de place pour laisser rebondir cet événement, on reste seulement à l’étape des émotions. On les accumule en nous. On rajoute une couche de colère sur tout ce qui nous tracasse. On ne passe pas à l’étape de la réflexion et on s’active plutôt dans le ressentiment. Difficile ensuite de s’en débarrasser.  Et sur le ressentiment, rien ne peut rebondir. On ne fait qu’accumuler sur lui.

Aussi, on a amplement le droit de choisir ce qui est important pour nous et ce qu’on laisse «rebondir» plus loin. On a le droit d’être fâchée ou déçue si une amie annule une sortie à la dernière minute. Mais on doit lâcher prise à un moment ou un autre. On ne peut pas alimenter notre émotion et lui en vouloir indéfiniment. Cette démarche nous pousserait ensuite à possiblement lui  faire «payer» un jour. On laisse notre émotion exister. En fait, on doit d’abord la nommer, accepter de la vivre et ensuite, la laisser partir. Rebondir hors de nous. Loin. Pas la garder en nous. S’en détacher.

Pour cela, me rappelais ma fasciathérapeute, il faut faire le ménage en soi. Se relaxer. Se détendre. Dénouer des conflits intérieurs. Éliminer des vieilles chicanes. Ainsi, on crée des espaces vides en nous où les prochaines émotions à vivre ne s’agglutineront pas au reste, mais où elles pourront rebondir. On peut toujours choisir ce qu’on laisse s’infiltrer en nous et ce qu’on fait rebondir.

PETIT EXERCICE
Pour s’aider, on visualise une petite balle. Cette balle, c’est l’émotion. On l’attrape. On l’observe. On fait le point avec elle. Ensuite, si possible, on la fait rebondir dans un espace en nous. On peut même choisir un endroit sur nous (par exemple, notre poitrine, là où habituellement on accumule et on vit nos émotions) et on imagine la balle le frapper, y rebondir et la voir disparaître au loin. Cet exercice nous permet de bien visualiser que l’émotion est désormais hors de nous.

Avez-vous des trucs pour bien canaliser les situations de tous les jours?


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