Des envies de frotteurisme

 Des envies de frotteurismeBonjour Véronique,

J’ai 22 ans je suis un jeune homme aux études, mes notes et ma vie en général se passent bien, mais je ne peux m’empêcher de frôler ou toucher les fesses des adolescentes ou des femmes dans les lieux publics. Je regarde de la porno depuis longtemps pour me soulager, parfois même un peu trop, mais ça finissait là. Il y a quelques temps, je suis tombé sur des vidéos amateurs où des personnes cachaient des caméras dans leurs sacs pour pouvoir filmer sous les jupes des femmes et voir leurs fesses. Je suis devenu très excité par ce genre de vidéo, j’ai toujours beaucoup fantasmé sur les fesses. Aujourd’hui, je ne regarde presque exclusivement ça.

Petit à petit j’ai commencé à fantasmer à commettre des attouchements sexuelles sur les filles dans le métro. Au début, je ne faisais que regarder puis ensuite j’ai commencé à en suivre pour finalement leur frôler les fesses. Je faisais tout pour être le plus discret possible et que la fille ne remarque rien, mais j’avais envie de plus. Un soir, en prenant le métro, après avoir consommé de la porno à l’école, j’ai remarqué une très jolie adolescente qui portait un legging noir moulant. Je n’ai pas pu m’empêcher de la suivre et une fois sorti de la station, lui pogner les fesses. Elle s’est retourné juste à temps et m’a dit ­«aïe gros déguelasse lâche-moi !!!». Sur le coup, j’ai eu peur et je suis parti. Plus tard, je me suis senti très coupable et j’avais honte de ce que je venais de faire. J’ai pris la résolution de ne plus jamais le refaire, mais j’ai beaucoup de mal à gérer mon excitation.

Pourriez-vous me donner des conseils ou des trucs pour m’aider à me contrôler?

****

Bonjour,

D’abord, je vous félicite (et vous remercie!) d’effectuer les démarches nécessaires pour vous aider à contrôler vos envies d’attouchements sexuelles. Vous le savez sans doute, mais commettre ce genre de gestes auprès de personnes non-consentantes est passible d’une condamnation et peut être considérée comme un abus sexuel si une plainte est déposée.

Le désir de frôler ou toucher les fesses (ou tout autre partie du corps) d’un(e) inconnu(e) dans un lieu public est considéré comme du frotteurisme. Vous me dites être vous-même conscient de l’intensification du désir de passer à l’acte. Effectivement, ce type de paraphilie – comme bien d’autres – entraîne souvent une augmentation de la quantité des gestes posés afin d’assouvir un besoin.

Vous comprendrez que votre situation ne peut être réglé qu’en un seul échange avec une sexologue. Je vous suggère fortement d’aller chercher de l’aide professionnelle dès que possible afin de vous aider à contrôler votre désir de frotteurisme. Faites-le pour vous, mais aussi pour toutes les jeunes femmes qui croiseront votre chemin. Sachez qu’il existe sans doute des groupes de soutien pour des personnes comme vous dans votre quartier.

Vous semblez avoir une bonne connaissance de vos impulsions alors il sera nécessaire de vous éloigner le plus possible de ces stimuli qui vous incite à poser les gestes que vous pourriez regretter. Est-il possible pour vous de diminuer la fréquence d’utilisation du métro? Essayez de diminuer votre consommation de pornographie juste avant de vous rendre dans un endroit public. Téléphonez au CLSC de votre région afin de recevoir l’aide dont vous avez besoin.

Bonne chance!

Véronique Larivière, sexologue


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Commentaires

6 Commentaires

  1. Jean-François
    Le 2 janvier, 2013 à 02:11 | Permalien

    Cher frotteur,

    Ce n’est pas en regardant de la porno que vous allez apprendre à restreindre

    vol pulsions. La porno , c’est quoi? La porno , c’est des fantasmes mis en scène et

    et filmés. Dans la vraie vie , ça ne se passe pas comme ça souvent , pratiquement ja-

    mais. Deux inconnus (vraiment?) se rencontrent . Au bout de 5 minutes ,ou moins,

    ils sont déjà rendus très loin dans leur échange sexuel. En principe, ils ne savent même

    pas le nom de la ou du partenaire, son dossier de santé physique .Ou mental. A regarder

    beaucoup de porno , beaucoup de comportements semblent naturels et anodins et on

    peut finir par s’attendre à faire la même chose que dans ces «rêves éveillés».

    Deuxièmement, je serais très surpris que votre vie va aussi bien que vous

    le dites.Une vie équilibrée par les études ou le travail, le besoin de courir pour des

    sous à gauche et à droite, les tâches mnagères, les amis , les divertissements etc…ne

    laisse pas beaucoup de place pour le visionnement de porno. Avez-vous des problè-

    mes avec la vraie réalité de la vie de tous les jours? Depuis quand?

  2. J P L
    Le 2 janvier, 2013 à 15:29 | Permalien

    Comme c’est joli!
    On peut lire, presque tendrement, la pensée d’un pauvre bougre en proie à des pulsions qu’il ne peut maîtriser. Il y aurait presque de quoi s’en émouvoir.
    Bon, moi, j’embarque pas.
    Un ‘frotteur’, comme vous le décrivez, c’est un agresseur sexuel, point à la ligne. Dans le contexte légal, une personne qui touche à une autre personne intentionellement sans son consentement commet une aggression. Et si l’attouchement est dirigé vers certains endroits du corps, c’a devient une aggression sexuelle. Pas besoin de faire de dessin, hien?
    Je ne suis pas intéressé à savoir pourquoi un type se sent obligé de tripoter les fesses d’une jolie jeune femme qu’il a vu dans le métro. Je veux seulement savoir que mon épouse, ma fille et mes petites filles ne croiseront jamais de tels individus.
    Que ceux en proie à une telle libido démesurée se reconnaissent et se fassent soigner avant de passer aux actes, chapeau. Mais une fois le geste posé, je n’ai plus de pitié pour ces mâles qui se croient autorisés, parce que la nature leur a donné une paire de couilles, d’aller chercher leur jouissance sur le corps des autres. Non,c’a passe pas: retirez-les de la société afin que ceux et celles qui mènent une vie ordinaire n’en seront pas leurs victimes.
    Je ne peux éprouver de pitié pour de tels individus; cependant, je me permet d’offrir quelques considérations de nature terre-à-terre qui ne seront dites par les grands esprits qui se penchent sur ces problèmes de comportement.
    Primo, peut-être qu’une des prochaines victimes aura une formation perfectionnée en arts matiaux. Ou elle saura vous identifier et portera plainte. Ou elle aura des ‘connexions’ qui pourront se charger d’une rétribution expéditive. Le risque n’est pas uniquement d’un seul côté. (Je pense ici à la fille d’une amie: jeune, jolie, ceinture noire en karate. Et agente de la GRC. Bonne chance si vous la croisez!)
    Secundo, si vous vous retrouvez dans le système judiciaire, sachez qu’il y a de fortes chances que vous serez détenu, du moins temporairement, car être accusé d’aggression sexuelle, c’est pas d’la p’tite bière. Et derrière les barreaux, les aggresseurs sexuels – accusés ou reconnus coupables – sont très mal vus par la population carcérale: ils se situent au bas de l’échelle sociale de ce monde. Un tel séjour n’est pas de tout repos: des accidents se produisent et les agents correctionnels ne sont pas toujours là au bon – ou dans votre cas, au mauvais – moment.
    Et pour finir, en recherche d’emploi, un quelconque diplôme universitaire, c’est bien, mais un casier judiciaire portant la notation ‘coupable d’agression sexuelle’ a un effet réducteur sur la possibilité de décrocher une entrevue de suivi. Et pour plusieurs années, en plus.
    Et voilà.
    Vous dites que tout ça c’est pour faire peur? C’est plutôt pour présenter les choses telles qu’elles sont, de la part de quelqu’un qui ne tient pas à voir celles qui comptent pour beaucoup dans sa vie devenir victimes d’aggresseurs.
    Et aussi pour dire à ces derniers qui sont en débût de carrière, ce qu’ils ne se feront pas dire par les psy, socio ou sexo lors des sessions de traitement. Au moins, s’ils choisissent d’agir, ils le feront en connaissance de cause.
    À bon entendeur, salut!

    • G.O.
      Le 5 janvier, 2013 à 12:46 | Permalien

      Je veux juste soutenir ce que JPL a expliqué. Il a raison sur toute la ligne, je peux l’affirmer car je parle en connaissance de cause. J’ai eu un délit d’attouchement et été accusé au criminel. J’ai écopé d’une peine de 18 mois et 3 ans de probation avec une obligation d’être sur le registre des délinquants sexuels pour 20 ans. En sortant de mon incarcération, j’ai fait des applications et passé plusieurs entrevues pour me trouvé un emplois, mais sans succès. Donc je suis travailleur autonome aujourd’hui et j’en arrache car en plus j’ai dans la cinquantaine. J’ai suivi une thérapie pour comprendre ce qui m’avait amené vers ce délit, cela n’a pas été facile de faire face a mes démons, mais j’ai accepté de les identifiés et les reconnaîtres et cela ma aider a me contrôler et je n’ai pas eu de rechute. Mais c’est un travail sur sois-même de tout les jours. C’est comme quelqu’un qui est alcoolique. Alors pour le jeune homme de 22 ans, il doit y voir et avoir un suivi le plus vite possible avant qu’il soit trop tard !!!

  3. cocorico
    Le 9 novembre, 2013 à 13:47 | Permalien

    je te conseil de faire du sport ça te fait oublier complètement ce genre de comportement et ne te concentre pas trop sur les fesses des femmes regarde un peut les magasins les voitures la nature autour de toi cordialement.

  4. aissa mamoune
    Le 9 mars, 2014 à 13:08 | Permalien

    le frotterisme est il une déviance sexuel ? OUI
    Les causes sont multiples , mon point de vue à moi c’est 90% due à  » l’agresseur « , est 10% c’est du société, du au mode de vie excitant manifesté par le sexe féminin.

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